SCÈNE VIII
CIDALISE, MARTHON, LUCILE.
C 1 D ALISE
Je crains bien qu'Éraste ne soit pas content de la re'ponse, et qu'il ne vienne ici nous chagriner.
MA RTHO>'.
Je le crains bien aussi.
LUCILE
Ma cousine, cet homme-là est donc à votre amant ?
2i8 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE.
GIDALI3E.
Oui, ma cousine.
LUCILE
Vraiment , je l'aime bien , d'être si affectionné pour son maître. Mais il me semble que vous ne prenez pas grand'peine à l'apaiser.
Oh! c'est une méthode qui passe les jeunes filles comme vous.
LUCILE
Je ne veux point l'apprendre; monsieur le comte n'aimeroit pas cela.
En enrageant , il vous en aimeroit davantage.