ACTE V, SCÈNE TI. So
« donner; et trouvez les moyens de me faire tenir « une réponse où je trouve dans chaque ligne « que vous m'aimerez e'ternellement. »
Marthon , c'est une lettre de ma tante.
MARTHOK.
Ah, madame !
ÉRASTE
Que voulez-vous dire?
CIDALISE, h Eraste.
Vous le saurez. Je ne sortirai point de Paris, Éraste.
{Elle veut mettre la lettre dans sa poche et la laisse tomber h terre. ) Éraste.
Vous n'en sortirez point ?
cm ALISE.
Non, vous dis-je. Que ferons-nous? N'ironsnous pas au bal?
ÉRASTE
Vous savez que je fais tout ce qu'on veut.
Monsieur le comte , le voulez-vous bien ? Xous souperous après, ma cousine.
LE COMTE, rt Lucile.
Vous n'avez qu'à commander, mademoiselle.
CIDALISE
Avez-vous là votre carrosse?
3o8 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE.
éraste.
J'ai le mien au bout de la rue.
LE €OMTE.
Le mien y est aussi.
CI D ALISE
Voilà qui est bien. Comment nous deguiserons-noua? Pour moi, je ne veux qu'un masque.
LTJCILE.
Et moi, ma cousine?
MARTHON.
Prenez-en un aussi.
LE PETIT CHEVALIER
Et moi ?
LCCILE.
Et vous, vous irez vous coucher.
LE PETIT CHEVALIER
Non pas, s'il vous plait.