CIDALISE, ARAMINTE
CIDALISE
Vous voilà bien seule, madame?
ARA M I> TE
Vous voyez, madame.
CIDALISE
Où est Lucinde , madame ?
ARAMINTE
J'attends qu'elle soit éveillée.
CIDALISE
Il faut que je fasse la même chose, puisque aussi bien je viens de renvoyer mon carrosse.
ARAMINTE
J'ai le mien là-bas, madame, dont vous pouvez librement disposer.
CIDALISE
Pourrois-je être mieux qu'avec vous, madame ?
ARAMINTE
Je sais des gens que vous me préféreriez sans peine.
CIDALISE
C'est du moins quelque chose que je vous le dise.
ARAMIXTE.
C'est peu de chose lorsque l'on est instruite du contraire. ( i\'niarquant sur Cidalise l'acfrafe de diamants quelle a envoyée a Mo7icade.) Mais, que vois-je?
CÏD ALISE.
Que voyez-vous, madame?
ARA MIN TE
J'admire votre attache. Les diamants en sont fort nets ! ils sont tout-à-fait bien mis en œuvre !
CIDALISE
La trouvez-vous belle, madame?
AR AMI s TE.
Fort belle , madame.
CIDALISE
Je suis ravie qu'elle soit de votre goût.
ARAMIKTE.
Il n'y a pas long-temps que vous l'avez, madame.
CIDALISE
Il y a très long -temps, madame; mais je la porte rarement.
ARAMINTE
(rt part.) Me tromperois-je ? ( examinant l'aqrafe de très près.) Avec votre permission, madame. Non, madame, il n'y a pas si long-temps que vous le dites.