ACTE II, SCÈNE V
CIDALISE
Je VOUS dis vrai, madame.
AR AMIXTE.
Je sais ce que je dis , madame.
CIDALISE
Et moi, madame, je sais que vos questions commencent à me lasser.
AP. AMIXTE.
Mais , de grâce , dites-moi comment vous l'avez eue.
CIDALISE
Je n'ai point de compte à vous rendre làdessus.
AB A MIXTE
Où l'avez-vous achete'e ?
CinALlSE.
Finissons, s'il vous plaît.
ARAMI>"TE
Elle ne vous coûte guère.
CIDALISE, reconnoissant a Araminte la montre quelle a envoyée a Moncade.
Elle me coûte, madame, elle me coûte autant que vous avez paye de votre montre.
A R AMIXTE.
Quel galimatias me faites -vous, madame?
Qu'a de commun ma montre avec l'attache dont je vous parle?
Cl DA LISE.
Mad?ime, n'entrons point dans un éclaircisseroent fâcheux. Dans ces sortes d'affaires, le meilleur est de passer la chose sous silence. Il s'en trouve de bien plus malheureuses. Dans cette aventure, du moins, si nous perdons un amant, nous retrouvons nus bijoux. Je vais vous rendre votre attache, ou je la garderai, si vous en voulez faire autant de la montre.
ARAMINTE
Non, madame ; je ne veux rien garder qui me donne le moindre souvenir du plus scélérat de tous les hommes !
c 1 D A L I s E , lui rendant l'agrafe. Tenez, madame, voilà votre attache.
A R A M I N T E , lui rendant la montre. Et voilà votre montre.