PASQUIN, ARAMI^TE, LUCINDE
PASQUiy, npayty et restant dans le fond . On parle de mon maître.
ARAMINTE, « Lucinde.
Je vous rendrai certaine...
LT:ci>'nE, à pai-t.
Perfide 1
PASQri>', à part.
C'est de lui.
ARAMOTE, h Lucinde , en tirant une lettre
de sa poche ^ et la lui présentant.
Tenez, madame, lisez.
LrciSDE, h part.
Traître ! infidèle !
l' ASQUiN, rt part.
Oh ! c'est de lui assurément. Je le reconnois aux épithètes... Écoutons.
Ai\AMiNTE,à Lucinde.
Vous saurez, je vous prie, que c'est la seule qui me soit restée de pliTS de trente lettres qu'il
5o L'HOMME A BONNE FORTUNE, m'a écrites, et que j'aurois encore sans l'imprudence ifuiie de mes femmes, qui les lui laissa prendre dans ma cassette. Heureusement j'avois celJe-ci sur moi, elle suffit.
p A s Q € 1 N , fi pari.
Je crois que nous n'avons qu'à de'loger au plus tôt.
{^Lucinde prend la lettre , et la lit tout bas.)
A R AM I > TE , <Î! Lucinde, après quelle a lu la lettre.
Qu'en dites-vous, madame?
LUC I NUE
Hëlas , madame! que oirois-je? Je ne dis rien.
ARAMI^TE
Vous prenez cette affaire avec bien de la modération !
LicisnE.
Dans celles de cette nature , le bruit sert à peu de chose.
p ASQUiN , à part.
Plut au ciel que nous en fussions quittes pour du bruit!
A R A M 1 N T E , à LuClude.
Adieu , madame.