‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 32 sur 288 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

LUCINDE, MONGADE, PASQUIN.

L u c I N D E , à Pasquin , sans voir d'abord Moncade. Tiens, Pasquin, porte à Moncade. {a Moncade, qu elle aperçoit.) Ah! vous voilà, monsieur! je suis r^vie de vous trouver si à propos !

MONCADE

Eh! madame, songez-vous encore que je suis au monde ?

LUCINDE

J'y ai songé du moinsjusqu'ici; mais désormais...

M o >' c A D E , Vin terrompa n t.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que vos résolutions sont prises.

LUCINDE

Plut au ciel que je ne t'eusse jamais vu, monstre que je ne regarde qu'avec horreur! p.ASQUix, à part.

Cela commence assez bien.

MONCADE, h Lucinde.

Je reconnois à ces termes ceux qui vous les ont inspirés.

LUCINDE

Et tu reconnoîtras par les effets la récompense qui l'est due.

MOCàBE.

Je sais à qui je dois rendre fjrace de l'indiffe'rence que vous me marquez depuis quelque temps.

LUC IN DE

Ne t'en prends qu'à toi-même du mépris que toute ma vie je veux avoir pour toi.

MONCADE

Vous m'apprîtes hier qu'il falloit que je commençasse à m'y accoutumer.

Infidèle ! je n'ai jamais passe' un jour sans te donner quelque marque de ma tendresse.

MONCADE

C'en sont de bien tendres, madame, de répondre si n.al aux empressements que l'en a de recevoir une lettre, sans daigner faire savoir aux gens... Mais, madame, ne parlons plus de cela.

Lie IN DE.

Quelle lettre, perfide? que veux-tu diije?

MONCADE

Ah! cessons ce discours, ou m'épargnez de semblables noms !

Noi:, non; je veux que tu t'expliques. Je me justifierai tle tout aisément, et j'en aurai plus de plaisir à te convaincre après de la lâcheté la plu-

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