ACTE II, SCENE XV
noire. Poursuis , encore une fois. De quelle lettre prétends-tu me parler?
MONCABE.
Eh, madame! à quoi tout cela est-il bon? De la lettre que Pasquin vous rendit hier. L u c I N D E.
A moi?
MO>CADE
A vous, madame.
LTCINDE.
Moi , j'ai reçu une lettre ?
M ose A DE.
Eh! vous-même, madame.
Ll CINDE.
Que Pasquin m'a rendue?
MO>CADE
Lui'méme.
LrCINDE.
Cela est faux.
MOKCADE, à Pasquin.
Pasquin!
PASQUIîJ.
Monsieur?
MONO AD E
N'écrivis-je pas une lettre hier?
PASQUIH.
Oui, monsieur.
r.8 L'HOMME A BON^E FORTUKE.
Ne te dis-je pas de la porter à Paris?
PASQUIN
Cela est vrai.
MO>CADE
A qt^i te dis-je de la rendre?
PASQUIN
A qui?
MOCADE, avec une feinte colère.
Oui , coquin ! à qui ? N'e'toit-ce pas à madame ?
PASQUI>'.
Oui, monsieur.
MONCADE
N'es-tu pas venu tout exprès?
PASQUIN
J'en demeure d'accord.
MONC ADE.
N'es-tu pas entré dans ce logis pour la donner ?
PASQUIS. «
Cela est certain.
MONCADE
Eh bien! qu'en as -tu fait, bourreau? réponds.
PASQUIK.
Monsieur...
MONCADE, l'interrompant.
Tu l'as perdue, n'est-ce pas?