‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 34 sur 288 · ACTE II, SCÈNE XV. 3y · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XV. 3y

PàSQUlS.

Monsieur, quand je suis entré dans la chambre de madame, lorsque j'ai cru prendre la lettre pour la mettre entre ses mains... [hésitant.)

MOSC A.DE.

Eh bien?

Je ne l'ai pas trouvée.

MO>C ADE

Ah! coquin! (« Lucinde.) Madame, je vous demande pardon, (à Pasquin, feignant de le menacer. ) Je ne sais qui me tient... ( à Lucinde. ) Je suis au désespoir de vous avoir accusée aussi injustement que j'ai fait, (à Pasquin.) Chticclie cette lettre, maraud... Y avoit-il quelqu'un dans la chambre?

PASQUIN

Il y avoit mille gens , monsieur.

MoscADE, h Lucinde.

Ma lettre sera perdue! Je suis au désespoir! On verra que je vous priois de venir passer à la campajjne rmelques heures avec moi, chez ma tante; et ceux qui ne cherchent que l'occasion de vous déchirer... Mais, de grâce, madame, puisque je n'ai pu vous déguiser mes sujets de chagrins, apprenez-moi ce qui vous agite si furieusement contre moi.

Co L'HOMME A BONNE FORTUNE.

LrCI>'DE.

Ah! le détour est fort adroit, je l'avoue; et je serois peut-être assez bonne pour te croire, si le billet pouvoit s'accorder à ce que tu me dis. Je l'ai ce billet; il est entre mes mains. ISc t'informe point de la manière dont il y est venu, et voyons comme tu feras pour tourner à mon avantage tout le mépris qui y paroît pour moi.

MOXCADE.

Du mépris pour vous?

L r Cl >' D E.

Oui, cruel ! et dans toute son étendue. ( Elle tire de sa poche la lettre quAraminte lui a laissée.) Écoute. (^Elle lit.)<t Je suis à la campagne depuis " deux jours, et j'y suis sansLucinde. La coraplai- « sance que je suis obligé d'avoir pour une tante « malade me fait rester ici dans une étrange soli- « tude. ]\'essaiera-t- on point de me la rendre " supportable ? Si vous ne vous chargez de ce «soin, Lucinde, toute la terre ensemble n'en « viendroit pas à bout. Je n'aimerai et n'adorerai « que vous de ma vie. Adieu. >»

PAsQui>-, à part.

Vous verrez qu'on aura contrefait son écriture. Que dira-t-il?

moncade.

Ah ! je connois à présent qu'il n'est rien que l'on

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