ACTE III, SCÈNE II
Moncade vous lorgne; etparceque je vovois que vous répondiez assez bien à toutes ses minauderies, je croyois que vous ne manqueriez pas de vous prévaloir de sa passion pour détromper Lucinde.
LÉo>on.
Vous avez de bons yeux , Marthon. Eh bien! puisque vous l'avez découvert, je veux bien vous en faire la confidence. C'est à quoi je songe tous les jours; mais c'étoit le dernier remède dont je voulois me servir, parceque je le trouvois le plus honteux,
MARTHON.
Allez, uiadame, rien n'est honteux pour punir un scélérat.
LÉO>"OR
Mais j'ai peur qu'il ne se défie de moi.
MARTHaX.
Bon ! lui ? Il se défieroit de vous , si vous lui disiez que vous le haïssez. Il est si prévenu de son mérite, qu'il croit qu'on est forcé de l'aimer dès (]U oq\c\ oit.(^Entenda)it arriver quelqu'un. ) 3' entends quelqu'un. C'est peut-être lui. Il donnera dans tous les panneaux que vous lui tendrez.
LÉOXOR.
Il est plus fin que tu ne crois.
72 L'HOMME A BOÎSNE FORTUNE.
MAP. THON
S'il ne faisoit point de sottises, il n'auroit pas besoin de finesses. C'est à vous de l'embourber si bien , que rien ne soit assez fort pour le dégager. LÉ os OR.
Laisse-moi faire.
( Marthon sort. )