ACTE V, SCÈNE XI. i5i
M0 5CADE
Eh ! madame, à quoi bon tous ces retardements'î' Je vous connois ; je sais qui vous êtes.
LrClS DE.
Attendez. A qui croyez-vous parlei'?
A vous, madame.
Lie INDE.
Je ne suis point Lucinde.
M ONG A DE
Aussi n'est-ce point elle à qui j'adresse mes vœux ; et , s'il faut vous le dire , le seul espoir que ce pourroit être Julie m'a fait venir ici. Si ce n'est point elle à qui je parle , je m'en retourne sans vous voir.
LrCl>"DE.
Vous n'aimez point Lucinde ?
MO>"C ADE
Non, madame, et je ne l'ai jamais aimée.
LUCISDE.
Tu ne l'as jamais aimée, perfide! tu me l'oses dire à moi-même! Eh! pourquoi donc me trorapois-tu?
( Elle lui arrache le bandeau. ) p A S Q v 1 >■ , h part.
Cela n'est point plaisant sans coups de bâton. Cela étoitplus plaisant à moi.
i52 L'HOMME A BONNE FORTUNE
ARAMINTE, h Moncadc.
Adieu, monsieur Moncadejje vous remercie des bons sentiments que vous avez pour moi. L É o :t o R , rt Mon cade.
Pour moi , je suis contente.
ciDALisE, a Moncade.
Adieu, Moncade.
MARTHON, à Pasquin.
Adieu, monsieur Pasquin,
LcciNDE, à Eraste.
Èraste , voulez-vous recevoir ma main ?
ÉRASTE
Si je le veux !
LTJCINDE.
Je vous la donne, (à Mo?ica(/e.) Adieu, perfide! ne me vois jamais.
i^Lucinde, Eraste, Léonor^ Araminte , CidalisCy
Ergastc et Marthon passent dans V appartement
de Lucinde.)