ACTE I, SCENE VI. 1.S
M. GÉROîtTB.
Eh bien ! qu'as-tu à rae dire? Dëpêche-toL
MARTHON.
Votre nièce voudroit vous parler.
M. GÉROKTE.
Je n'ai pas le temps.
M AKTHO>.
Bon!... C'est donc quelque chose de bien sérieux que vous faites là?
M. GÉliONTE.
Oui, cela est très sérieux. Je ne m'amuse guère; mais, quand je m'amuse, je n'aime pas qu'on vienne me rompre la tète , entends-tu ?
Cette pauvre fille !.. .
M. GÉBONTE.
Que lui est-il arrivé?
MARTHON.
On veut la mettre dans un couvent.
M. GÉRONTE, Se levant.
Dans un couvent! Mettre ma nièce au couvent ! Disposer de ma nièce sans ma participation , sans mon consentement!
M A B T II o K .
Vous savez les dérangements de monsieur Da-. lancour?
iGo LE BOURKU BIENFAISANT.
M. GÉRONTE
Je n'entre point dans les désordres de mon neveu , ni dans les folies de sa femme. Il a son bien ; qu'il le mange, qu'il se ruine, tant pis' pour lui: mais, pour ma nièce, je suis le chef delà famille, je suis le maître, c'est à moi à lui donner un état.
M ARTHON
Tant mieux pour elle, monsieur; tant mieux. Je suis enchantée de vous voir prendre feu pour les intérêts de cette chère enfant.
M. GÉKONTE.
Où est-elle ?
MARTHOK.
Elle est tout près d'ici, monsieur; elle attend le moment...
M. GÉRONTE
Qu'elle vienne.
MARTHON.
Oui, elle le désire très fort; mais...
M. GÉRONTE
Quoi?
MARTHOM.
Elle est timide...
M. GÉRONTE
Eh Lien ?
MARTHOK.
Si vous lui parlez...