ACTE I, SCENE VI. j6i
M. GÉRONTE, Vivement.
Il faut bien que je lui parle.
MARTHO^.
Oui ; mais ce ton de voix...
M. GÉRONTE
Mon ton ne fait de mal à personne. Qu'elle vienne , et qu'elle s'en rapporte à mon cœur et non pas à ma voix.
Cela est vrai, monsieur; je vous connois, je sais que vous êtes bon, humain, charitable : mais, je vous en prie , ménagez cette pauvre enfant ;. parlez-lui avec un peu de douceur.
M. GÉRONTE
Oui, je lui parlerai avec douceur
MARTHON.
Me le promettez-vous?
M. GÉRONTE
Je te le promets.
MARTHON.
Ne l'oubliez pas.
M. GÉRONTE
Non.
(/f commence à s'impatienter.)
MARTHON.
Sur-tout, n'allez pas vous impatienter.
i62 LE BOURRU BIENFAISANT.
M. G ÉRONTE, virement.
Non, te dis-je.
M XKTnoti^ à part , en s en allant.
Je tremble pour Angélique.
{Elle sort.)