‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 128 sur 214 · ACTE II, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I

DOR V AL

D'ailleurs elle pourroit avoir quelque inclination.

M. GÉR05TE

Elle n'en a point.

DORVAL

En étes-vous bien sûr?

M. OÉRONTE.

Trèssiir. Allons, concluons. Je vais chez mon notaire ; je fais dresser le contrat; elle est à vous.

DOR VAL

Doucement, mon ami, doucement.

M. r, ÉRONTE, vivement.

Eh bien! quoi? Voulez-vous encore me fatiguer, me chagriner, m'ennuyer avec votre lenteur, votre sang-froid?

DORVAL

Vous voudriez donc?...

M. GÉRONTE

Oui, vous donner une jolie fille, sage, honnête, vertueuse, avec cent mille écus de dot, et cent mille livres de présent de noce ; cela vous fâche-r-il?

UOR VAL.

C'est beaucoup plus que je iic mérite.

iqS le bourru RIENFAlSAiNT.

M. GÉRONTE, Vivement.

Votre modestie, dans ce moment- ci, me leroit donner au diable.

DORV AL.

Ne vous fâchez pas. Vous le voulez?

M. CtÉRONTE.

Oui.

Eh bien! j'y consens.

M. GÉRONTE, avecjoic.

Vrai?

DORVAL

Mais, à condition...

M. GÉRONTE

Quoi?

DORVAL

Qu'Angélique y consentira.

M. GÉRONTE

Vous n'avez pas d'autres difficultés?

DORVAL

Que celle-là.

M. GÉRONTE

J'en suis bien aise, je vous en réponds.

nORVAL.

Tant mieux, si cela se vérifie.

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