ACTE II, SCENE 1. igS
DORVAL
Oh! sûrement.
M. GÉROME
Si VOUS la voulez, je VOUS la donne.
DORVAL
Quoi?
M. GÉRONTE
Oui, ma nièce.
DORVAL
Comment?
M. GÉRONTE, vivemetil.
Comment ! comment ! Eles-vous sourd? ne ni'enteiidez-vous pas? Je parle clairement. Oui , si vous la voulez, je vous la donne.
DORVAL
Ah! ah!
M. GÉRONTE
Et si VOUS l'ëpousez, outre sa dot, je lui donnerai cent mille livres du mien. Hem ! qu'en dites-vous?
DORVAL
Mon cher ami, vous me faites honneur.
M. GÉRONTE
Je vous connois; je ne tcrois que le bonheur de ma nièce.
non V A L.
Mais...
n,l) LK BOURRU BIENF AIS AMT.
M. GÉRONÏE.
Quoi?
DORV AL.
Son frère!...
M. GÉRONTE
Son frère! Son frère n'est rien... C'est moi qui en dois disposer. La loi, le testament de mon frère... J'en suis le maitre. Allons, décidez-vous sur-le-champ.
DORV AI,.
Mon ami, ce que vous me proposez-là n'est pas une chose à précipiter; vous êtes trop vif.
M. GÉRONTE
Je n'y vois point de difficultés; si vous l'aimez, si vous l'estimez, si elle vous convient, tout est dit.
nORV AL.
Mais...
M. GÉRONTE ,/i7c/ie'.
Mais, mais. Voyons votre mais.
DORV A L.
Comptez- vous pour rien la disproportion de seize à quarante-cinq?
M. GÉRONTE
Point du tout; vous êtes encore jeune; et je connois Angélique , ce n'est pas une tête éventée.