SCÈNE IX
M. DALANCOUR, madame DALANCOUR.
M"li' DALANCOUR.
A ce que je vois, ce n'est pas vous qui maiiez votre sœur.
2o6 LE BOURRU BIENFAISANT.
M. DALAKCOUR, em bnrmssé.
C'est mon oncle.
Mnif^ n A L A N C O t] R .
Votre oncle! Vous eu a-t-il parlé? Vous a-l-il demandé votre consentement?
M. D ALA NCOuR, u?î peu vivement.
Mon consentement? N'avez-vous pas vu Dorval? Ne mel'a-t-il pas dit? Cela ne s'appelle-t-il pas demander mon consentement?
M'"*' nAL A^C'^CR, 7tK yîeu vivement.
Oui, c'est une politesse de la part de monsieur Dorval; mais votre oncle ne vous en a rien dit. M. DALANCOCR, embarrassé.
C'est que...
M>ne DALANCOUR.
C'est que... il nous méprise complètement. M. DALANCODR, viVemenf.
Mais vous prenez tout de travers, cela est affreux; vous êtes insupportable.
M™fi DALANCotiR, un peu fâchce.
Moi, insupportable! Vous me trouvez insupportable! (fort tendrement.') Ah! mon ami, voilà la première fois qu'une telle expression vous é<;happe. 11 faut que vous ayez bien du chagrin , pour vous oublier à ce point.
M. DALANCOUR, h part, avec transport.
Ah! celan'est que trop vrai! (« madame Dalan-