SCÈNE XV
MARTHON, VALÈRE.
MAUTHON.
Monsieur, que venez-vous faire ici ? Vous avez mal pris votre temps. Toute la maison est dans le chajjrin.
Je m'en doulois bien ; je viens de (juiller le
ai4 LE BOURRU BIENFAISANT,
procureur de Dalancour, et je viens lui offrir ma bourse et mon crédit.
MARTHON.
Cela est bien honnête. Rien n'est plus généreux.
VAL ÈRE
Monsieur Géronte est-il chez lui?
Non. Le domestique m'a dit qu'il venoit de le voir chez son notaire.
V ALÈR E.
Chez son notaire?
MARTHON.
Oui; il a toujours des affaires. Mais, est-ce que vous voudriez lui parler?
Oui; je veux parler à tout le monde. Je vois avec peine le dérangement de monsieur Dalancour. Je suis seul, j'ai du bien, j'en puis disposer. J'aime Angélique; je viens lui offrir de l'épouser sans dot, et de partager avec elle mon état et ma fortune.
MARTHON.
Que cela est bien digne de vous! Rien ne marque plus l'estime, l'amour, la générosité.
VALÈRE
Croyez-vous que je puisse me flatter?...