SCÈNE II
DAMIS, LISIMON.
DAMIS
Ah ! je vous attendois avec impatience.
L I s 1 MO N , absorbé dans la rêverie. Me voilà. J'en conviens, j'étois dans ce moment U'une vue assez neuve occupé lortement.
Monsieur, c'est que le tact des affaires publiques
Veut de mâles esprits et des cœurs énergiques. Quand je m'en escriraois, j'accordois tout cela; j
Le tableau de l'Europe étoit imprimé là. ]
Tu m'as fa't avertir ; j'accours , adieu l'idée : |
C'est le diable ! |
DAMIS. i
Pardon : votre humeur est fondée. ,
LISIMON. ,
C'est fait.,, que me veux-tu? i
DAMIS
Je me suis consulté; Et je veux avec vous parler en liberté. Mélise est fort aimable ; elle a droit de prétendre Aux hommages , aux vœux de l'amant le plus tendre : Mais comment souffre-t-elle un cercle d'étourdis, I
D'agréables, de sots, par la mode enhardis. Du bon ton , qu'ils n'ont pas, se croyant les arbitres, Mettant leur ineptie à l'ombre de leurs titres , i
Traînant d'un luxe outré l'indiscret attirail. Petits sultans , honnis même dans leur sérail ; Tous ces demi-seigneurs sans talents et sans âmes, ]
Qui bornent leurs exploits à tromper quelques femmes,] De pères très fameux enfants très peu connus. Dont on cite les noms , au défaut de vertus? j
LISIMON.
Je vais, si tu le veux, t'expliquer ce mystère.
DA MIS
Soit.
LISIMON.
Tel que tu me vois , jadis j'eus ma chinièie,