‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 22 sur 214 · DO R M 11. I I · texte numérisé non relu

DO R M 11. I I

Belle réHexioii!

VALSAI N, riant.

Je reviens à l'instant.

( Il s'éloigne. )

DORMILLI.

La vôtre disoit bien, mais rien ne vous effraie : « J'écris un billet doux. »

V ALSAIN.

Du moins est-elle vraie.

(// veut sortir.) DORMILLI, lui serrant le bras avec colère. Du moins, concevez-vous, homme froid, cœur {jlacé, Concevez-vous Mondor? Le fat s'est empressé A vous communiquer le billet d'Angélique; Celui de Dorimène, il me le communique. Des procédés pareils se peuvent-ils souffrir?

VALSAIN.

Mondor est né plaisant ; il veut se réjouir.

DORMILLI.

(à Valsain.) (à lui-même.) Ah ! fort bien. Croira-t-on qu'Angélique, à son âge, Avec cet air naïf, et le plus doux langage?...

(à Valsain. ) Que n'ai-je aimé Julie?... Enfin vous l'avez lu Cet indigne billet? L'auriez-vous retenu? Je puis, soyez-en sûr, l'écouter sans colère ; Dites les propres mots.

VALSAIN.

Mais Mondor pourra faire Quelque jour un recueil; alors vous l'y verrez-

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