A N G 1': M Q IJ E
Ah ! vous m'avez perdue.
4o LES FAUSSES INFIDÉLITÉS.
Mais quelle idée aussi ! C'est vous qui l'avez eue,
Qui m'avez fait écrire. Il le faut avouer.
De votre habileté j'ai fort à me louer!
[Dormilli sort du cabinet ou on l'a vu entrer, et s'arrête dans le fond du théâtre. Pendant cette scène, il fait, de temps en temps, des pas vers Angéliriue.) DORMILLI, bas.
Écoutons.
DORIMÈNE
L'aventure est heureuse peut-être; Et je me félicite enfin de les connoître : Ils ue méritent point que l'on se plaigne d'eux. Les voilà donc ! voilà comme ils aimoient tous deux ! L'un...
ANGÉLIQUE
Ils ont fort bien fait; oui, madame, à leur place J'en aurois fait autant. Quoi ! Mondor a l'audace D'écrire un sot billet , et nous lui répondons ! C'est pour un tel rival que nous les trahissons ! Pouvoient-ils?...
DO rimî;n E.
Us pouvoient, au moins par bienséanci Gémir un jour ou deux; ce n'est pas trop, je pense. J'ai vu votre jaloux, soupirant à vos pieds, Promettre de mourir, si vous l'abandonniez. Eh bien! qui l'empéchoit de vous tenir parole?
ANGÉLIQUE
Qui l'empéchoit? ô ciel!
DORIMÈNE
Oui , c'étoit la son rôle ,