‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 5 sur 214 · VALSA IN · texte numérisé non relu

VALSA IN

Hier, je m'en doutai.

DORMILLI.

Soyez sûr que cet homme A des desseins secrets. Je ne suis point jaloux : Mais je sais que Mondor conspire contre nous. Oui, j'ai vu Uorimène et luéine sa cousine

[bas el (tun air effrayé.) Rire avec lui d'un air, la...

' VALSAI N.

C'est qu'on le badine.

De tels originaux sont si divertissants! Un riche au ton badin , un fat de quarante ans, Quelque esprit, mais si vain qu'il en est parfois béte; Croyant à tout le sexe avoir tourné la tête, Lui prodiguant les bals, les fêtes, les soupes; Assez mauvais railleur sur les maris trompés; Achetant des travers par ses dépenses folies..-

DORMILLI.

Eh bien ! il réussit.

VALSAIN.

Oui , ces femmes frivoles , Qui ne se piquent pas de choisir leurs amants , Ont daigné quelquefois lui donner des momeats; Et, trompant avec art sa vanité crédule, En ont fait, à plaisir, un fat très ridicule. Et vous ne voulez pas qu'on en rie?

DORMILLI.

Oh! j'ai vu De vos femmes de bien, prodiges de vertu. Tel homme étoit d'abord plaisanté par ces dames. Qui bientôt... Tout s'arrange avec les bonnes âmes. Tenez, mon cher marquis, notre siècle, nos mœurs. Nos maris, nos amants, nos channantes noirceurs, Et ce sexe maudit que je hais , que j'adore , Et mon amante enfin , jeune et fidèle encore, Mais qui, peut-être, iiélas, dans peu uie trahira...

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