‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 74 sur 214 · scène · texte numérisé non relu

scène

Ma tante? Elle est sortie, et tarde a revenir. Mais ma mère! grand dieu! que vais-je devenir? Elle m'a dit encore, et même avec colère...

TER VI LLE

D'épouser ce Jersac?

JULIE

Et puis, d'un ton sévère, Très sec... m'a dit de vous , oh , bien du mal. Hélas ! M'auroit-elle dit vrai? Non, je ne le croi^ pas.

lO.

ii4 LA MERE JALOUSE.

TER VIL LE

Quel mal? Comment! Parlez, parlez, mademoiselle...

JULIE, toujours alarmée.

N'entendez- vous rien?

TEHViLLE, écoutant.

Rien. Enfin, quoi? que dit-elle?

JULIE

Mais elle dit d'abord...

TER VILLE

Ménageons les instants.

JULIE

Que vous êtes trop jeune.

Et j'ai plus de vingt ans.

Ensuite?

JULIE

Elle est venue à votre caractère, A compté vingt défauts, que je ne vous vois guère. Je ne sais, moi, comment elle peut vous juger Avec cette rigueur; elle vous croit... léger, Elle a même osé dire... éventé... sans cervelle. Je me suis récriée, et j'ai dit, devant elle, Que vous me paroissiez plein de sens, de raison, Et qu'elle se trompoit.

TERVILLE, lui baise la main avec transport. Est-ce tout?

JULIE

Mon dieu non ; Et tout cela n'est rien , ou du moins peu de chose. Près du dernier reproche.

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