‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 9 sur 214 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MONDOR

Je le crois mon ami; sa franchisse intéresse: Mais, amicalement, soufflons-lui sa maîtresse. Sa maîtresse ! c'est peu; deux cœurs me sont acquis ; Monsieur le chevalier et monsieur le marquis Me seront immolés, la chose est manifeste; Je ne puis eu douter sans être ti'op modeste. Ils s'y prenoient fort mal. Le cœur d'une beauté Du sang-froid de Valsain doit être peu flatté; Et Dormilli, fougueux, a cette humeur jalouse Qui fatigue une amante et qui gêne une épouse; Bien vu ! Quant aux billets que je viens de risquer. Elles n'oseront pa-i se les comnuniiqiier : Elles m'aiment . l'amour rend les femmes discrètes.

Page 1