‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 96 sur 214 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

MARTHON, ANGÉLIQUE, VALÈRE.

Laissez-moi, Valère, je vous en prie. Je crains pour moi, je crains pour vous. Ah ! si nous étions surpris...

VALÈRE

Ma chère Angélique !...

MARTHON.

Partez, monsieur.

V A L È B K , a Ma rthon .

De grâce, un instant; si je pouvois m assurer...

MA «THON

De quoi?

VA LE RE

De son amour, de sa constance...

Ail! Valère, pourriez-vous en douter?

MARTHON.

Allez, allez, monsieur, elle ne vous aime que trop.

VALÈRE

(J'est le bonheur de ma vie.

M ART H os.

Partez vite. Si mon maître arrivoit... AKGÉLiQUE, (i Marllwti.

Il ne sort jamais si matin.

MARTHON.

Cela est vrai. Mais dans ce salon (vous le savez bien ) , il s'y promène , il s'y amuse. Voilà-t-il pas ses échecs? 11 y joue très souvent. Oh! vous ne connoissez pas M. Gcronte.

VALÈRE

Pardonnez-moi ; c'est l'oncle d'Angélique, je le sais: mon père étoit son ami; mais je ne lui ai jamais parlé.

MARTHON.

(J'est un homme, monsieur, comme il n'y en a point : il est foncièrement bon , généreux ; mais il est fort brusque et très difficile.

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