‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 98 sur 214 · ACTE I, SCENE I. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I. i

VA 1ÈRE

Se pourroit-il que madame Dalancour?...

M ART HO N

Oui , c'est elle , à ce qu'on dit, qui a causé ce beau chan{T;ement. Monsieur Ge'ronte ne s'est brouillé avec son neveu que par la sotte complaisance qu'il a pour sa femme; et... je n'en sais rien, mais je parierois que c'est elle qui a imaginé le projet du couvent.

ANOÉHQLE, à Marthon.

Qu'entends-je? ma belle-sœur, quejecroyois si raisonnable, qui me marquoit tant d'amitié! je ne l'aurois jamais pensé.

VALÈRE

C'est le caractère le plus doux...

C'est précisément cela qui a séduit son mari.

VALÈRE

Je la connois, et je ne peux pas le croire.

MARTHON.

Vous vous moquez, je crois. Est-il de femme plus recherchée dans sa parure? y a-t-ildes modes fpi'elle ne saisisse d'abord? y a-t-il des bals, des spectacles où elle n'aille pas la première?

Mais son mari est toujours avec elle.

i54 LK «OURRU BIENFAISANT.

ANGÉLIQUE

Oui, mon frère ne la quitte pas.

M ARTHO>.

Eh bien! ils sont fous tous deux, et ils se ruinent ensemble.

VALÈRE

Cela est inconcevable

MARTHON.

Allons, allons, monsieur, vous voilà instruit de ce que vous vouliez savoir; sortez vite, et n'exposez pas mademoiselle à se perdre dans l'esprit de son oncle , qui est h- seul {|ui puisse lui faire du bien.

VALÈRE, à An(jéli(iue.

Tranquillisez-vous , ma chère Angélique ; l'intérêt ne formera jamais un obstacle...

MARTHON.

J'entends du bruit; sortez vite.

( f^atère sort. )

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