‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Blin de Sainmore, Imbert, et ForgeotChapitre 121 sur 200 · ACTE IV, SCENE XUl · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE XUl

LE COMTE

Je dois sentir...

LE CHEVALIEB.

Oui; je lis dans ton cœur, Et d'un... frère alarmé j'excuse la fureur.

LA COMTESSE, OU COlIlle.

Ah ! mon ami , l'objet de sa foiblesse Par des chemins fleuris peut conduire au malheur. Autant que ses attraits on vante sou adresse.

Mais, à juger par cet effroi Dont votre ame , à ce nom , paroît encore émue ,

Cette beauté vous est connue , Et d'un si grand danger vous tremblez comme moi.

Ali ! l'on m'a dit vrai, je le voi.

U'Elcour, votre silence...

LE CHEVALIER

On veut donc me confondre.

Comte, voyous; ordonnez de ceci:

Est-ce à ce tribunal, en ce moment, ici. Qu'eu accusé je dois répondre?

.Sans doute.

LE CHEVALIER, SB (Usposaut ù parler.

Eh bien!...

LE COMTE

Mais non; il ne pourroit Parler net devant vous sur un pareil sujet, Madame : seul à seul , j'éclaircirai l'affaire ; Et si je réussis à juger en effet

Ses procédés, je réponds du salaire.

LE CHEVALIER

Soit; je saurai tous deux vous satisfaire. Mais donnez-moi jusqu'à la fin du jour; Et j'aiirai mérité peut-être, à mon retour, L'estime de la sœur, et l'amitié du frère. (// sort; et, par un jeu muet que la comtesse ne comprend pas, il lui reproche l'imprudence quelle vient de commettre. )

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