SCÈNE IV. a
DAMIS
Depuis peu cepeiidaut vous devenez plus rare: J'en chercliois le motif; et souvent, entre nous. Je vous ai crus brouillés.
FLOR VILLE
oh ! non , rassurez-vous :
Entraîné malgré moi par un oncle barbare Au fond d'un vieux château, tète à têfe avec lui J'ai passé huit grands jours consacrés à l'ennui. Que mon cœur a souffert d'une si longue absence!
A la comtesse au moins vous écriviez souvent?
FLORVILLE
Jamais.
D A JI I s.
Jamais?
FLORVILLE
Non.
DAMIS
Ah! c'est elle qui commence.
FLORVILLE
Je ne vous entends pas.
PAMIS.
J'aime cette prudence :
Oui, je sens que l'aveu doit être embarrassant. Mais j'ai bien quelques droits à votre confiance ; si vous êtes discret, moi je suis complaisant. { // lui remet la lettre. )
FLORVILLE
Une lettre?
DAMIS
Lisez.
FLORVILLE, après avoir lu.
Quel espoir séduisant !
Quoi donc?
FLORVILLE
Embrassez-moi.
DAMIS
Moins de reconnoissance.
FLORVILLE
De grâce , permettez. . .
DAMIS
Non, je vous en dispense.
FLORVILLE
Que ne vous dois-je pas !
DAMIS
Oh! rien.
FLORVILLE
Mon cher Damis , Rien n'égale ma joie.
DAMIS
Apprenez-m'en la cause ; Nul ne sent mieux que moi celle de ses amis.
FLORVILLE
Je ne puis.
DAMIS
Quel scrupule ! Achevez donc.
FLORVILLE
Je n'ose.