‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Blin de Sainmore, Imbert, et ForgeotChapitre 182 sur 200 · FLORVILLE, DAMIS, LA COMTESSE, EMILIE · texte numérisé non relu

FLORVILLE, DAMIS, LA COMTESSE, EMILIE

LA COMTESSE

Quavez-vous, messieurs? ah! cette lettre M'instruit de tout.

FLORVILLE

Damis est un peu curieux.

Je vous sais gré , monsieur, d'avoir su la remettre; Mais il faut respecter ce qu'on cache à vos yeux. Un tel éclat m'offense; et de votre conduite Ce soupçon déplacé détruit tout le mérite.

da:mis.

Ah ! sur votre billet je suis loin d'en former :

îÔo LES ÉPREUVES.

D'ailleurs je suis certain, s'il pouvoit m'alaraier. Que , pour récompenser ma complaisance extrême , De tout ce qu'il contient vous m'instruiriez vous-même.

LA COMTESSE

Non; rien à cet effort ne pourroit m'engager. La lettre est à monsieur.

D a:\ii s.

Mais pourquoi m'en charger?

LACOMTESSE.

Ma confiance en vous peut-elle vous déplaire?-

DAMIS

J'y suis sensible; mais...

LA COMTESSE

Vous vous en passeriez.

DAMIS

Sa joie en la lisant paroissoit si sincère !

EMILIE

Elle étoit donc bien grande?

FLOUVILLE.

Oh ! oui.

DAMIS

Vous le veyez.

LA COMTESSE

De l'humeur! C'est assez. J'ai mal jugé votre ame; Et ces transports jaloux...

DAMIS

Moi jaloux! zVh! madame.

Faut-il, pour dissijier ce doute injurieux, Faut-il à l'instaiit même abandonner ces lipisx? Laisser FlorvilJe ici? tout me sera f.icile.

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