ACTE il, SCÈNK IV. U
Et je l'attends, mon fils, d'un aussi grand courage.
An CES.
En vous j'honore un père et respecte mou roi; Mais cet effort , seigneur, est au-dessus de moi.
SÉSOSTRIS
Si les soins que j'ai pris d'élever ton enfance,
T'ont jamais inspire quelque reconnoissaiice,
Sur le bord de ma tombe au moins console-moi.
Ne trahis point l'espoir que j'ai conçu de toi.
Oui , cher prince , oui , mon fils , c'est moi qui t'en conjure ,
Ne fais point à tou père une pareille injure.
J'en mourrois de douleur. Ah ! tu ne voudrois pas
Avancer, sans pitié, l'instant de mon trépas.
ARCÈS.
Pour prolonger vos jours , je donnerois ma vie... Mais je ne puis souscrire à l'hymen d'Hirzanie. Quand je domptai pour vous un peuple audacieux. Mon cœur s'applaudissoit de la faveur des cieux. Qui, sur mes premiers ans, répandit quelque gloire. Il faut donc aujourd'hui gémir sur ma victoire; Et la triste Orphanis , à qui j'en dois l'honneur, N'aura donc embrassé qu'une ombre de bonheur ! Tous deux nous nous flattions de la douce chimère De vous nommer bientôt du tendre nom île père. L'un et l'autre empressés nous aurions, chaque jour, Hélas , par tant de soins mérité votre amour ! Ah! seigneur, se peut-il que votre ame inflexible...
SÉSOSTRIS
Vous le savez , Arcès , je porte un cœur sensible ;