SCÈNE I
ARCÈS, ORPHANIS, gardes.
A ne Es, tetwnt Orphanis d'une main et son salue tir
l'autre.
(Les amis dArces font un mouvement , et les gardes de Sésostris , après un léger combat, reculent dans la coulisse. ) {au.v gardes.) ïN'avancez pas, cruels, ou tremblez de paroître; Reconnoissez en moi le sang de votre maître. Et vous , braves amis , ne vous éloignez pas ; .l'aurai peut-être eucor besoin de votre bras :
(à Orphanis.) Allez... D'indignes fers vous êtes délivrée. Je vous revois, madame, et mon ame enivrée, En rompant vos liens, ne connoît d'autre espoir, ^J'éprouve d'autre bien que celui de vous voir. Si j'ai pu quelque temps suspendre cet orage. Je vois qu'il faut encore achever mon ouvrage.
6o ORPHANIS.
( avec vivacité. ) Vous rendre... Mais que vois-je? Orphanis, vous pleurez?
ORPHANIS.
Ah , prince !
ARCÈS.
Expliquez-vous : vous me désespérez.
Est-il encor des maux où je doive m'attendre'
ORPHAMS.
Prince, il n'est plus pour nous de bonheur à prétendre.
ARCÈS.
Ah ! de grâce , parlez.
L'amour ingénieux Sur vos seuls intérêts m'a tait ouvrir les yeux. Tremblez.
ARCÈS.
De quel péril ètes-vous informée?
ORPHANIS.
Des menaces du roi justement alarmée ,
Du fond de ma prison j'ai su veiller sur lui.
Je sais l'affreux destin qu'il nous garde aujourd'hui.
ARCÈS.
Eh '. qu'avons-nous à craindre ?
ORPHAMS.
Une mort assurée ; Par lui dans le conseil notre perte est jurée.
ARCÈS.
Vous croyez ..
ORPHANIS.
Tout ici confirme ma terreur