‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Blin de Sainmore, Imbert, et ForgeotChapitre 43 sur 200 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ARCÈS, ORPHANIS, gardes.

A ne Es, tetwnt Orphanis d'une main et son salue tir

l'autre.

(Les amis dArces font un mouvement , et les gardes de Sésostris , après un léger combat, reculent dans la coulisse. ) {au.v gardes.) ïN'avancez pas, cruels, ou tremblez de paroître; Reconnoissez en moi le sang de votre maître. Et vous , braves amis , ne vous éloignez pas ; .l'aurai peut-être eucor besoin de votre bras :

(à Orphanis.) Allez... D'indignes fers vous êtes délivrée. Je vous revois, madame, et mon ame enivrée, En rompant vos liens, ne connoît d'autre espoir, ^J'éprouve d'autre bien que celui de vous voir. Si j'ai pu quelque temps suspendre cet orage. Je vois qu'il faut encore achever mon ouvrage.

6o ORPHANIS.

( avec vivacité. ) Vous rendre... Mais que vois-je? Orphanis, vous pleurez?

ORPHANIS.

Ah , prince !

ARCÈS.

Expliquez-vous : vous me désespérez.

Est-il encor des maux où je doive m'attendre'

ORPHAMS.

Prince, il n'est plus pour nous de bonheur à prétendre.

ARCÈS.

Ah ! de grâce , parlez.

L'amour ingénieux Sur vos seuls intérêts m'a tait ouvrir les yeux. Tremblez.

ARCÈS.

De quel péril ètes-vous informée?

ORPHANIS.

Des menaces du roi justement alarmée ,

Du fond de ma prison j'ai su veiller sur lui.

Je sais l'affreux destin qu'il nous garde aujourd'hui.

ARCÈS.

Eh '. qu'avons-nous à craindre ?

ORPHAMS.

Une mort assurée ; Par lui dans le conseil notre perte est jurée.

ARCÈS.

Vous croyez ..

ORPHANIS.

Tout ici confirme ma terreur

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