‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Blin de Sainmore, Imbert, et ForgeotChapitre 66 sur 200 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LA COxMTESSE, LE MARQUIS, LE CHEVALIEK.

LE MARQUIS

C'est encor moi.

LA COMTESSE

Mon oncle!...

LE MARQUIS

Oui, je dîne avec vous; J'ai changé mes projets. Il n'est pas si facile De se débarrasser du marquis de Riuville.

( à la comtesse.) Monsieur le chevalier, votre valet. Ma foi, Le cher époux aussi revient; je vous l'amène.

Cela vous fait bien de la peine?

Vous m'en voulez?

LA COMTESSE, aucc embarras.

Moi, non.

LE MARQUIS

oh! parbleu, je le croi.

Que vous vous haïssez !... Savez-vous qu'il m'étonne? Comment! il raffole de vous.

C'est un amant , et non pas un époux, oh! celui-là, je vous le donne Pour un mari fidèle.

LE CHEVALIER, n prtrt.

Oui, fidèle est bien vu !

Même jaloux. D'Orson n'en est pas convenu; Mais j'ai vu ce travers, et je le lui pardonne.

( confidemment.) Avouez cependant qu'en lui donnant la main , A ce qui vous arrive enfin Vous étiez loin de vous attendre?

LA COMTESSE, eji 5oupira/if.

Oui, mou oncle.

LE MARQUIS

Avouez que , le connoissant peu.

Vous n'auriez jamais cru, dans mon jeune neveu ,

Trouver un époux aussi tendre?

Que vous ne comptiez pas du moins En être à la fleurette encore, aux petits soins.

Une fois la noce passée ?

LA COMTESSE

Mon oncle!...

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