ACTE II, SCENE IL io
Où le cœur est les faveurs sont aussi. Tu peux m'en croire uu peu : j'eus aussi mon jeune âge ; Nous avons à l'amour donné quelques moments. Et quelques-uns même au libertinage.
Mais de mon temps , oh ! le premier hommage Etoit au cœur : sans le cœur, point d'amants. Dans ce siècle, l'amour vit d'une autre manière. Le cœitr changea de place un beau jour à la voix
Des médecins du bon MoUère; Nous l'avons déplacé depuis, une autre fois;
Par un procédé fort honnête , Quittant sa place , alors il fut mis près de là : Aujourd'hui nous changeons cela.
Nous mettons le cœur dans la tète.
Mais je dois me dédire , au moins par un billet , De mon dîner; avec vous je m'oublie.
Adieu , pardonnez, s'il vous plaît.
Mes longs discours et ma folie; Car je suis un peu fou.
Mon oncle J...
LE MARQUIS
Adieu.
io6 LE JALOUX SANS AMOUR.