‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Blin de Sainmore, Imbert, et ForgeotChapitre 93 sur 200 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

l'UONTIN, LE COMTE, LE MARQUI.S.

LE COMTE, à Fronlin.

Approchez. Et ma lettre ' (nu marquis. ) Vous permettez?

FRONTl.N.

Je viens de la remettre ; Et l'on a répondu : J'irai.

LE COMTE

As-tu trouvé compagnie?

FRONT i.\.

Oh! personne; On étoit seule.

LE COMTE

Et vous êtes entré?

FRONTIN

Oui, monsieur, on m'a vu moi-même.

LE COMTE

Je soupçonne...

N'as-tu rien observé? ÎN'as-tu...

Pardonnez-moi , .l'ai vu qu'on me parloit d'un air de bonne foi...

LE MAiiyuis.

On étoit! On parloit! On m'a vu !... Quel langajîe '. Mon neveu, ce garçon méconnoît-il l'usiijje

i32 LE JALOUX SANS AMOUR.

De nommer les gens par leur nom?

Ne sait-il donc jamais s'exprimer que par on?

Il est vrai que sa lawgue est un peu singulière; C'est un tic. Par bonheur je suis fait à son ton ; Même en l'interrogeant je sa vois la manière Dont il alloit répondre à chaque question.

LE MARQUIS

Moi qui n'y suis pas fait, avec lui je te laisse; Plus à son aise on pourra te parler

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