‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BoissyChapitre 104 sur 194 · LE BARON, LUCILE · texte numérisé non relu

LE BARON, LUCILE

LE BARON

Je ne vous conçois pas ; vous êtes étonnante ! Vous paroissez toujours interdite et tremblante : Vous vous présentez mal, et vous n'épargnez rien Pour ternir votre éclat par un mauvais maintien; Et lorsqu'à répliquer votre bouche est réduite, C'est par monosyllabe et sans aucune suite. Répondez. Est-ce gène? est-ce obstination? Est-ce peu de lumière? est-ce distraction? Mais levez donc les yeux quand je vous interroge.

LUCILE

Je vous suis obligée.

LE BARON

F.h ! Sur le pied d'éloge

i4t» LES DEHORS TROMPEURS.

l'renez-vous mon discours?

LUC ILE

Mais, comme il vous plaira.

Le moyen de tenir à ces répliques-là ?

LUCILE

Mais , j'ai mal dit, je crois.

le baron, à part.

Que ce je crois est béte !

lucile.

Excusez, mais votre air m'intimide et m'arrête.

le baron.

Selon vous, j'ai donc l'air bien terrible?

LUCILE

Oui vraiment.

le baron.

Votre bouche me fait un aveu bien charmant !

lucile.

Mais il est naturel.

LE BARON

Vous êtes ingénue.

LUCILE

Oh! beaucoup.

le baron, à part.

Abrégeons , son entretien me tue.

[Haut.) Laissons, mademoiselle, un discours superflu. Il faut que le marquis soit par vons secouru.

LUCILE

Secouru?

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