ACTE II, SCENE IV Cj.S
LF BARON.
Promptement.
MCILE.
En quoi donc, je vous prie?
LE BARON
Il faut à son sujet parler à votre amie
.Vil n'étoit question que d'une folle ardeur,
Bien loin de \ous presser d'agir en sa faveur.
Je vous le défendrais; mais son amour est sage,
Et pour elle il s'agit d'un très grand mariage ,
Où tout en même temps se trouve réuni ,
La naissance , le bien , avec l'âge assorti.
Son bonheur en dépend. Ainsi, mademoiselle ,
C'est remplir le devoir d'une amitié fidèle.
Peignez donc à ses yeui le désespoir qu'il a ,
Pites-lui qu'il se meurt.
t. uci lf.
Elle le sait déjà.
LE BARON
N'importe, exagérez son mérite, sa flamme. Près d'elle employez tout pour attendrir son ame, Et de son prétendu dites beaucoup de mal. Peignez-le dissipé, fat, inconstant, brutal.
lu ci LE.
.le n'ose pas tout haut dire ce que j'en pense.
Parlez, ne craignez rien.
lt;ci if.
Oh! sans la bienséance...
i44 LES DEHORS TROMPEURS.
LE BARON
Pour l'homme en question, point de ménagement.
luc île, riant.
Quoi î vous me l'ordonnez ?
LE BARON
Oui, très expressément...
Quand je vous parle ainsi, qui vous oblige à rire? C'est une nouveauté , mais j'y trouve à redire ; Ce rire maintenant est des plus déplacés.
LUCILE
Mais il ne l'est pas tant , monsieur, que vous pensez.
LE baron, à part.
Ces imbéciles-là , gauches en toutes choses , Ou ne vous disent mot, ou ricanent sans causes.
( à Lucile. ) Quoi qu'il en soit, songez à ce que je vous dis; Disposez votre amie en faveur du marquis. Ce que j'attends de vous veut de la diligence. Il faut...
LUCILE
Monsieur, voilà votre sœur qui s'avance.
Ma sœur ! Le personnage est fort intéressant , Et cligne d'interrompre un discours important.