ACTE III, SCENE II. i
Le baron , dans ce jour il me l'a fait trop voir, Pour l'aimable Forlis sent un mépris insigne; Il dédaigne un bonheur dont son cœur n'est pas digne. De sa grâce naïve il méconnoit le prix : Elle auroit un tyran; et 1 hymen, j'en frémis, Pour elle deviendroit une chaîne cruelle. Je dois l'en garantir, moins pour moi que pour elle. L'amour, la probité, la pitié, la raison, Tout me fait une loi de tromper le baron. Employer l'artifice en cette conjoncture, C'est servir la vertu , non trahir la droiture. Lui-même, qui plus est, me conduit par la main. Je la vois, sa présence affermit mou dessein.