BELFORT, CONSTANCE
belfort, à part.
La voilà, par bonheur, seule présentement.
(à Constance.) Parlons lui... Ma cousine, arrêtez un moment.
( tirant de sa poche une lettre qu'il lui présente. ) J'ai pour vous une lettre.
CONSTANCE
Hé ! de qui , je vous prie ?
BELFORT
Ne vous alarmez pas. La mère d'Emilie Vous l'écrit.
constance, prena nt la lettre .
C'est ma tante? Ah ! donnez ce billet... [oui'iant la lettre.) Milord me j*ermet-iP
BELFOUT.
Oui, milord vous permet.
( Consternée lit bas. ) Comment donc! en lisant la lettre d'une tante, Vous riez, rougissez? La chose est donc plaisante0
CONSTANCE
Vous allez en juger. Ou vient de me marquer Que je dois sur-le-champ vous la communiquer. (Elle donne la lettre à Belfort.) belfort lit haut.
« Il s'offre pour vous, ma nièce, un parti que je « crois très convenable. Milord Fauster, qui vous a « vue chez moi, a pris pour vous une belle passion , et « vous demande en mariage. Il est riche ; il vous aime. « Voilà deux grandes qualités pour vous rendre heu- « reuse , vous qui n'avez que la beauté pour dot et la « jeunesse pour héritage. Milord mon gendre connoit « particulièrement ce vieux seigneur. Montrez-lui ma « lettre et consultez-le là-dessus. Je sais qu'il s'inté- « resse à vous, et je crois qu'il sera de mon avis. »
(à part, après avoir lu. ) Je n'en suis point du tout.
CONSTANCE
Eh bien ! sur cette affaire , Que me conseillez- vous? Parlez.