‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BoissyChapitre 164 sur 194 · BELFORT, CONSTANCE · texte numérisé non relu

BELFORT, CONSTANCE

belfort, à part.

La voilà, par bonheur, seule présentement.

(à Constance.) Parlons lui... Ma cousine, arrêtez un moment.

( tirant de sa poche une lettre qu'il lui présente. ) J'ai pour vous une lettre.

CONSTANCE

Hé ! de qui , je vous prie ?

BELFORT

Ne vous alarmez pas. La mère d'Emilie Vous l'écrit.

constance, prena nt la lettre .

C'est ma tante? Ah ! donnez ce billet... [oui'iant la lettre.) Milord me j*ermet-iP

BELFOUT.

Oui, milord vous permet.

( Consternée lit bas. ) Comment donc! en lisant la lettre d'une tante, Vous riez, rougissez? La chose est donc plaisante0

CONSTANCE

Vous allez en juger. Ou vient de me marquer Que je dois sur-le-champ vous la communiquer. (Elle donne la lettre à Belfort.) belfort lit haut.

« Il s'offre pour vous, ma nièce, un parti que je « crois très convenable. Milord Fauster, qui vous a « vue chez moi, a pris pour vous une belle passion , et « vous demande en mariage. Il est riche ; il vous aime. « Voilà deux grandes qualités pour vous rendre heu- « reuse , vous qui n'avez que la beauté pour dot et la « jeunesse pour héritage. Milord mon gendre connoit « particulièrement ce vieux seigneur. Montrez-lui ma « lettre et consultez-le là-dessus. Je sais qu'il s'inté- « resse à vous, et je crois qu'il sera de mon avis. »

(à part, après avoir lu. ) Je n'en suis point du tout.

CONSTANCE

Eh bien ! sur cette affaire , Que me conseillez- vous? Parlez.

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