‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BoissyChapitre 180 sur 194 · BELFORT, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

BELFORT, LE MARQUIS

BELFORT

Ne t'en prends qu'à toi seul, si ta femme, marquis. Ne t'a point écouté.

le M ar qu is.

Moi , j'ai porté laudace

356 L'ÉPOUX l'Ali SUPERCHERIE.

Jusqu'à lui déclarer ma passion en face; Mais elle m'a , Belfort, interrompu toujours. Je te dirai bien plus: elle a, sur mes discours, Elle a cru que j'avois la raison altérée; Et, plaignant mon malheur, elle s'est retirée.

Elle te croit donc fou? Je t'en fais compliment.

LE MARQUIS

Je ne badine pas : elle le croit, vraiment; Et je le deviendrai, pour peu qu'elle persiste.

BELFORT

Console-toi, mon cher, du malheur qui t'attriste. Constance , à qui je viens , pour hâter mon bonheur, Déclaircir mon destin , me fait le même honneur. Et me croit, qui plus est, un fort malhonnête homme. Mais ce n'est pas assez de ce coup qui m'assomme; Apprends un nouveau trait qui n'est pas moins fatal : Ta femme en te quittant vient de se trouver mal , Et de cet accident c'est moi qu'on croit coupable.

LE MARQUIS

Ciel ! ce que tu me dis est-il bien véritable ?

BELFORT

Oui; Marthou, tout en pleurs , m'a parlé de sa part : « Milord , m'a-t-elle dit, accourez sans retard ; « Tous nos secours sont vains auprès de votre femme. « Monsieur peut seul guérir les vapeurs de madame...

[feignant de vouloir aller trouver Emilie. } Adieu , j'y vole.

!, E MA li Q t IS.

' Attends.

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