‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BoissyChapitre 181 sur 194 · ACTE II, SCÈ»B VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCȻB VI

EEI.FOR T.

rs'on : je m'y suis mal pris. J'ai révolté son coeur par d'injustes mépris, Et par des procédés choquants, désagréables, Au lieu de l'engager par des façons aimables. Je vais changer de ton; et près d'elle, à présent, Je serai si poli, je serai si galant, Et si rempli d'ardeur.. .

le marquis, l'interrompant.

Souffre que je t'arrête.

Il ne faut pas outrer... il suffit d'être honnête.

BtLFORT.

Non, ce n'est pas assez; je dois aller plus loin. Je veux la ramener par le plus tendre soin : Je m'en fais un devoir.

LE MARQUIS

Je ne puis le permettre.

BELFORT

Mais c'est le seul moyen , d'Orville , de la mettre En état de t'entendre et de te pardonner. A ce point, par degrés, je prétends l'amener, Et , pour te mieux servir, gagner sa confiance.

LE MARQUIS

L'épreuve est délicate, et mon esprit balance.

BELFORT

Moi, je n'hésite plus, et, malgré tes effort».. .

le marquis, l: interrompant.

Mais ton devoir t'oblige...

BELFORT, l'interrompant de même.

A réparer mes tort*

a6o L'ÉPOUX PAR SUPERCHERIE. Contre moi, tu le sais, toute la maison crie : Tout le monde me blâme, en plaignant Emilie.

le marquis, voyant paraître Emilie.

Ah ! ma femme t'adore : elle prévient tes pas.

BELFORT

Sors :je dois être seul.

LE MARQUIS

Je ne te quitte pas.

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