SCÈNE I
les femmes que j'ai vues celle dont je chercherois la possession avec plus d'ardeur; et je t'avouerai franchement que, s'il dépendoit de moi, il n'est rien que je ne fisse pour te supplanter, r. e marquis, éclatant de rire.
Toi, me supplanter? moi?
LE BARON
Oui, toi-même; j'aurois cette audace.
LE MARQUIS
Je voudrois voir cela ! Mais , dis-moi , mon très cher cousin, sait-elle les sentiments que tu as pour elle?
Je crois qu'elle les ignore.
LE MARQUIS
Tu me fais pitié, mon pauvre garçon, et si tu veux, je me charge de les lui apprendre pour toi.
LE BARON
Tu es trop obligeant : je prendrai Lien cette peine-là moi-même, et je n'attends que loccasion.
LE MARQUIS
Oh! parbleu! je veux te la procurer... (apercevant Ê liante) et, sans aller plus loin, voici Eliante elle-même qui vient fort à propos pour cela.
5o LE FRANÇAIS A LONDRES.