‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 125 sur 236 · ACTE II, SCENE XTÎ. >8i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XTÎ. >8i

qu'il faut pour être vue.

LE CAPlTéI>'E.

Que veux-tu dire?

GUSMAN

Qu'elle a quitte son teint de jour, et qu'elle a pris son teint de nuit.

LE CAPITAINE

On diroit, à t'entendre, qu'on prend un teint comme unbonnet. Mais Marine ne revient point, sortons. Je donnerois la plus belle femme du monde pour le moindre brûlot de notre flotte. GUSM A>-.

Allons, monsieur, c'est fort bien fait.

(// sojt avec le capitaine. )

SCÈ^'E XIII.

LE CHEVALIER, en habit de muet; FR02STIN.

^ FPiO>'TI>'.

N'entrons pas encore chez elle : laissons sortir le capitaine.

LE CHEVALIER

Le voilà soi'ti; allons.

FRO>TI>'

ÏN'allons pas si vite , et entendons -nous bien ivant de nous séparer.

i82 LE MUET.

LE CHEVALIER

Qu'as-tu encore à me dire ?

FRONTIN

Il faut que vous me permettiez d'avertir moimême votre père de votre amour pour Zaïde : aussi-bien faut-il qu'il le sache.

LE CHEVALIER

Mais pourquoi toi-même?

FRO>TIN

Afin qu'il ne me soupçonne de rien.

LE CHEVALIER

J'y consens : entrons.

FROIÎTIM.

Ce n'est pas tout : depuis que je me suis avisé de vous faire muet, il m'est venu dans l'esprit de me servir de votre muétisme pour obliger votre père à consentir que vous épousiez Zaïde.

LE CHEVALIER

Est-il possible?

FRO>'TIK

Vous savez qu'il a toujours été le plus crédule de tous les hommes, et que cette facilité qu'il a à croire tout ce qu'on veut a tellement augmenté par la foiblesse de son âoe, qu'on lui persuaderoit qu'il est nuit en plein jour.

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