LIS CHEVALIER, ZAIDE, MARINE
MARI>'E
Je crois qu'il nous cherche. Ah! tenez, mademoiselle , il vous fait assurément des reproches de ce que vous fîtes hier.
Z A.ÏDE.
Marine, je t'en conjure, fais-lui si{îne qu'il se retire.
MARINE
Mafoi, mademoiselle, je n'en auroispas le courage : il y auroit de la cruauté. Laissez-le un peu se réjouir. Voyez comme il vous regarde ! je jurerois qu'il prend plaisir à vous voir.
Z AÏDE.
Tu ne sais ce que tu dis.
MARINE
Que vous êtes cruelle ! Pourquoi ne voulez-vous pas jeter seulement les yeux sur lui ?
ZAÏDE
Je ne l'ai que trop vu !
MARINE
Ah ! mademoiselle, il ne parle pas; mais je viens de l'entendre soupirer.
Hélas !
MARINE
Je crois, Dieu me le pardonne, que vous soupirez aussi! Que diantre veut dire tout ceci?
ZAÏDE
Tu es une folle.
MARINE
Pas tant que vous croyez. Hum... Il y a ici quelque chose. ( Elle les prend par le bras et se met entre eux deux. ) Çà , que je vous envisage un