‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 132 sur 236 · LIS CHEVALIER, ZAIDE, MARINE · texte numérisé non relu

LIS CHEVALIER, ZAIDE, MARINE

MARI>'E

Je crois qu'il nous cherche. Ah! tenez, mademoiselle , il vous fait assurément des reproches de ce que vous fîtes hier.

Z A.ÏDE.

Marine, je t'en conjure, fais-lui si{îne qu'il se retire.

MARINE

Mafoi, mademoiselle, je n'en auroispas le courage : il y auroit de la cruauté. Laissez-le un peu se réjouir. Voyez comme il vous regarde ! je jurerois qu'il prend plaisir à vous voir.

Z AÏDE.

Tu ne sais ce que tu dis.

MARINE

Que vous êtes cruelle ! Pourquoi ne voulez-vous pas jeter seulement les yeux sur lui ?

ZAÏDE

Je ne l'ai que trop vu !

MARINE

Ah ! mademoiselle, il ne parle pas; mais je viens de l'entendre soupirer.

Hélas !

MARINE

Je crois, Dieu me le pardonne, que vous soupirez aussi! Que diantre veut dire tout ceci?

ZAÏDE

Tu es une folle.

MARINE

Pas tant que vous croyez. Hum... Il y a ici quelque chose. ( Elle les prend par le bras et se met entre eux deux. ) Çà , que je vous envisage un

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