ACTE III, SCÈNE III
peu l'un et l'autre: voyons. ..Vous vous troublez! il pâlit, il se déconcerte!
zaïde.
Que tu es violente ! on se troubleroit à moins.
MARI>E
Mais lui, seroit-il si en désordre, s'il n'entendoit pas ce que je dis? Vous ne me tromperez pas, vous dis-je ; j'ouvre les yeux sur tout ce que j'ai vu depuis hier : plus fine que moi n'est pas bête, et je vous défie de m'en donner à garder sur ce chapitre.
ZAÏDE
Oh! laisse-moi donc en repos ; tu me fâches.
MARINE
Et vous me fâcherez, vous, si vous me faites encore un secret de ce qui se passe : ou mettez-moi dans votre confidence ,ou je vaistout-à-l'heure dire mes soupçons à madame.
ZAÏDE
Garde-t'en bien ! Faut-il l'aller fatiguer de tes visions ridicules?
MARIKE.
Voyez-vous ses alarmes? Je veux que vous me confessiez tout, et tout-à-l'heure. Vous avez tort de vous défier de moi. Suis-je d'un naturel si farouche? Parlez donc, si vous ne voulez pas que je parle.