‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 140 sur 236 · ACTE III, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IX

Il aura fait évader mon fils.

FRONTiN , à part.

Cela se pourroit.

LE EAROX.

Si je puis l'en convaincre, je le ferai pendre...

FRONTiN, a part.

Cela est un peu fort !

LE BARON

Ou je le ferai parler.

FRONTIN, à part.

Passe pour cela.

LE MARQUIS

Quel sujet avez-vous de le soupçonner?

LE BARON

Si vous saviez combien de fois il m'a trompe ! FRONTIN, a part.

N'est-ce que cela ? Il est temps que je lui serve un plat de mon métier, (^au baron.) Monsieur, je vous cherche pai-tout.

LE BARON

Te voilà donc, scélérat ! Tu as enlevé le chevalier, qu'en as-tu fait?

FRONTIN

Ah, monsieur! que vous reconnoisiez mal les soins que je viens de prendre !

ioo - LE MUET.

LE BARO>

Et quels soins , fourbe ?

FRONTIX.

Ne pourrois-je pas vous parler eu secret?

LE BAROy.

Tu veux me tromper?

FRO>'TIN

Moi, monsieur?

LE MARQUIS

Ecoutez ce qu'il a à vous dire.

LE BARON

Eh bien ! parle.

FRONT IX, à part.

Cet homme -là m'embarrasse, (au baron. ^ Monsieur, il y a certaines choses qu'il n'est pas à propos de dire devant...

LE BARON, l interrompant.

Parle, te dis-je, et parle haut : je n'ai rien de secret pour le marquis.

FRONT IN

Eh bien! monsieur, quand je vis les alarmes oiî vous étiez hier pour la fuite du chevalier, et que mon innocence ëtoit soupçonnée, je £is des-^ sein de ne rentrer plus au logis que je n'eu eusse* appris des nouvelles.

LE BARON. '

En sais-tu?

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