‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 141 sur 236 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

FR0>TI>'

J'avois couru tout !Xaples sans ï'ien découvrir : j'étois au désespoir, quand ce matin un honnête homme de mes amis m'en a dit plus que je n'en voulois savoir. D'abord je vous ai cherche' p*irtout pour vous en informer.

LE MABQUIS.

Dis-nous vite ce que tu as appris.

FRONTI>'.

Cet hormête homme, monsieur, m'a dit qu'il avoit pris garde que , depuis que le chevalier est arrivé, il ne sortoit point, et qu'il étoit continuellement à la fenêtre de sa chambre, triste, rêveur, et mélancolique.

LE BARO>-

Il est vrai.

Que là il passoit les journées entières à parler par signes à une très belle fille , qui étoit aussi à la fenêtre , de l'autre côté de la rue.

LE BARO>'

Ah! voici ce que j'ai toujours craint.

Je me suis allé informer qui étoit cette fille, et j'ai su qu'on l'appeloit Ma....za....sa....

LE BARON

FRONTI^i.

Justement, Zaïde. D'abord j'ai couiu au logis de cette fille : on m'a dit que depuis hier elle avoit déloge'.

LE BARON

Je le sais : je la viens de voir ici. Je tremble.

FEO>TI>.

Parlons bas, s'il vous plaît. Vous savez donc, monsieur, qu'elle est chez la comtesse?

LE BA.RO>'

Oui.

FRONTIX.

Je suis d'abord venu.

LE BARON

Eh bien?

FRONTIN

Qui diriez-vous, monsieur, que j'ai trouvé?

LE BARON

Et qui?

FRONTIN

Le chevalier.

FRONTIN

Oui, raonsieuï', le chevalier, avec un habit si extravagant, que j'ai eu de la peine à le reconnoitre.

Page 1