ACTE III, SCÈNE IX
mieux le tirer de là sans éclat. Aussi-bien vous ne voudriez pas qu'il sortît en plein jour avec l'habit qu'il porte?
LE MARQUIS, fiU baiOll.
Oh! pour cela, Frontin a raison. Ce qu-e fait le
chevalier est une folie d'un jeune homme, qu'il
est mieux de ne pas divulguer. Laissez agir ce
garçon-là : onne peut pas être mieux intentionné.
LE B A R o >' , rt Fron tin .
Eh bien ! Frontin , je me repose sur toi.
FRO> TIN
Si vous me laissez faire, monsieur, j'espère que je vous en rendrai bon compte.
LE MARQUIS, au haroii.
Adieu, baron. Je m'en vais en repos, puisque vous avez des nouvelles de votre fils : j'espère qu'à mon retour vous serez guéri de vos frayeurs. FRONTIN, a part.
Oh! à cette heure j'en aurai bon marché.
(Le marquis sort.)
2o8 LE MUET.