‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 143 sur 236 · I.E MARQUIS · texte numérisé non relu

I.E MARQUIS

Bagatelle, Le chevalier est assurément d'intelligence avec cette fille.

FRONTIX.

Je le crois comme vous, monsieur. Mais être ëperdument amoureux, avoir pris l'habitude de ne parler que par signes, monsieur! Monsieur, on dit que les grandes passions font de terribles ravages ! Et puis, s'il y avoit là quelques charmes? LE BARON, au viavquis.

x4.h! marquis!

LE MARQUIS

Chansons, vous dis-je ; c'est un jeu concerté entre eux.

FRONTiN, a part.

Le maudit homme !

LE BARON

Quelqu'un aura ensorcelé mon fils.

2e6 LE MU1:T.

LE MARQUIS

Qu'allez-vous là vous imaginer?

FRONTI>-.

Cette vieille juive qui passe pour sorcière vint l'autre jour au logis , et parla long-ternps au chevalier.

LE BARON

Ah ! la maudite femme !

LE MARQriS.

En vérité, baron, vous êtes trop facile à vous mettre clans de pures visions.

Vous croyez donc que Frontin nous trompe?

LE MARQTTIS.

Non ; pour ce garçon-là , oh 1 puisqu'il vient , de son propre mouvement, vous dire ce qu'il sait, je ne doute point qu'il ne parle sincèrement.

FRONTIN

Si je parle sincèrement! Je n'ai qu'un défaut, monsieur, je suis trop franc.

LE BARON

Quoi qu'il en soit, il faut que j'aille trouver le chevalier, et que tout-à-l'heure...

FRONTIN, la rretan t.

Gardez-vous-en bien, monsieur. Personne ne le connoit chez la comtesse : il passe là-dedans pour un muet de naissance. Je crois qu'il vaut

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