ACTE IV, SCÈNE IX. y.^-j
FRO>'TiN, l'interrompant.^ J'ai voulu vous le dire, monsieur; mais quand vous avez une fois pris la mouche, y a-t-il moyen de vous parler?
siMO>' , en colère.
Ah! of! oflah!
FRONTI>.
Ah ! of ! of ! ah !... Tu as beau faire , nous n'avons plus besoin de toi. (à Timante.) Il en est en colère comme vous voyez. Il faut lui donner quelque chose pour sa peine : c'est ce qu'il veut dire. Il est bon garçon.
TIMANTE, tirant sa bourse, et donnatit de largent a Frontin.
Volontiers. Donne lui ces dix pistoles, et qu'il s'en aille
FRONTIN, ne donnant que cinq pistoles à Simon.
Tiens, retire-toi.
SIMON, h Timante.
Monsieur, il en retient la moitié.
TIMANTE
Oh ! oh ! qu'est-ce ceci ? Voici vraiment un plaisant miracle !
MARINE
C'est la force de l'or.
LA COMTESSE, à TimaTite.
C'est donc là de ces muets que tous me vouliez donner?
TiMANTE, h Frontin.
Frontin, quelle pièce avois-tu dessein de me jouer? Voilà ta fourberie découverte : quel ëtoit ton dessein? Parle, coquin, re'ponds... Tu ne dis mot?
FRONTIK.
^ ous me voyez, monsieur, dans un si grand étonnement que je ne puis parler: la parole de cet homme-là a étouffe' la mienne... (n Simon. ) Sauve-toi.
Ti MANTE, à Simon.
Non , tu ne t'en iras pas. (à Marine.^ Marine, empêche qu'il ne sorte.
FRONTIN, à Marine.
Empêche-le aussi de parler.
TI MANTE
Je veux savoir la vérité.
FRONTIN
Un muet parler soudainement ! Je tremble, monsieur; et il faut regarder cela comme un grand prodige !
LA COMTESSE
Tu comptes assez sur notre simplicité pour te