‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 163 sur 236 · ACTE IV, SCÈNE IX. y.^-j · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IX. y.^-j

FRO>'TiN, l'interrompant.^ J'ai voulu vous le dire, monsieur; mais quand vous avez une fois pris la mouche, y a-t-il moyen de vous parler?

siMO>' , en colère.

Ah! of! oflah!

FRONTI>.

Ah ! of ! of ! ah !... Tu as beau faire , nous n'avons plus besoin de toi. (à Timante.) Il en est en colère comme vous voyez. Il faut lui donner quelque chose pour sa peine : c'est ce qu'il veut dire. Il est bon garçon.

TIMANTE, tirant sa bourse, et donnatit de largent a Frontin.

Volontiers. Donne lui ces dix pistoles, et qu'il s'en aille

FRONTIN, ne donnant que cinq pistoles à Simon.

Tiens, retire-toi.

SIMON, h Timante.

Monsieur, il en retient la moitié.

TIMANTE

Oh ! oh ! qu'est-ce ceci ? Voici vraiment un plaisant miracle !

MARINE

C'est la force de l'or.

LA COMTESSE, à TimaTite.

C'est donc là de ces muets que tous me vouliez donner?

TiMANTE, h Frontin.

Frontin, quelle pièce avois-tu dessein de me jouer? Voilà ta fourberie découverte : quel ëtoit ton dessein? Parle, coquin, re'ponds... Tu ne dis mot?

FRONTIK.

^ ous me voyez, monsieur, dans un si grand étonnement que je ne puis parler: la parole de cet homme-là a étouffe' la mienne... (n Simon. ) Sauve-toi.

Ti MANTE, à Simon.

Non , tu ne t'en iras pas. (à Marine.^ Marine, empêche qu'il ne sorte.

FRONTIN, à Marine.

Empêche-le aussi de parler.

TI MANTE

Je veux savoir la vérité.

FRONTIN

Un muet parler soudainement ! Je tremble, monsieur; et il faut regarder cela comme un grand prodige !

LA COMTESSE

Tu comptes assez sur notre simplicité pour te

Page 1