I.OL ÎVE
Oui , monsieur; Guillaume y otoit présent.
:\î. GRICHARD.
3lais tu n'as point porté ces bouteilles de (piinquiua où je t'ai dit?
LOLIVE.
Pardonnez-moi, monsieur, et j'ai rapportf- les vides.
M. GRICHARD
Et mes lettres, les as-tu portées à la poste? Ilem?...
LOLIVE.
Peste! monsieur, je n'ai eu garde d'y manquer.
M. GRICHARD.
Je t'ai défendu cenf fois de racler ton maudit violon; cependant j'ai entendu ce matin...
LOUVE, l'interrompant.
Ce malin? No vous souvient-il pas que vous me le mîtes hier en mille pièces?
M. G RICHARD
Je.jjagerois que ces deux voies de bois sont en- «ore...
L o L 1 V E , l'înterrompan t.
Elles sont logées, monsieur. Vraiment, depui> cela j'ai aidé à Guillaume à mettre dans le grenier une charretée de foin, j'ai arrosé tous les arbres du jardin, j'ai nettoyé les allées , j'ai bêché trois planches, et j'achevois l'autre quand vous avez frappé.
M. GRiCHARD, h part.
Oh! il faut que je chasse ce coquin-là... Jamais valet ne m'a fait enrager comme celui- ci. Il me feroit mourir de chagrin... (à Lolive. ) Hors d'ici.
LOLIVE, à Ariste.
Que diable a-t-il mangé?
ARISTE, avec douceur.
Retire-toi.
( Lolive sort. )