ACTE IV, SCENE XIV. i/jg
FRONTIÏT.
Oh ! monsieur, à présent il n'entend rien, si l'on ne crie.
LE BAROX.
Si l'on ne crie ?
F ROTIN
Oui, monsieur, et très fort.
LE BAROS.
Allons, Frontin , puisqu'il est chez la comtesse, fais-le venir , que je consente à son maria(îe avec Zaïde.
FRO>'TI>-
Quoi! monsieur, en cet e'tat vous voulez le marier ?
LE BARON
C'est ce grand médecin qui l'a ordonné.
FRONT IN
Le charlatan !
LE BARON
Point. Il dit qu'il est malade d'amour pour Zaïde, et qu'il faut se dépêcher de les unir ensemble.
FRONTIN
Le bourreau !
LE BARON
N'en dis point de mal.
FRONTIN
Ah! monsieur, je le connois mieux que vous.
25o LE MUET.
LE BA.RO>-
Il assure qu'il guérira.
FRONT IN
Oui , monsieur ; mais voilà pour vous une terrible ordonnance !
LE BARON, à. paît.
Le pauvre garçon me plaint ! ( à Frontin. ) Je ne te croyois pas d'un si bon naturel.
FRONTIN
Ah ! monsieur.
LE BARON
Va , je vais mettre au feu les informations qu'on m'a fait faire contre toi. Allons, fais venir le chevalier.
LE MARQUIS, à Fro7itin.
Demeure, Frontin. (au baron. ) Croyez-moi, baron , venez vous reposer un moment chez moi. Je ne songe plus à combattre vos sentiments ; mais nous aviserons ensemble comment il faudra s'y prendre pour terminer cette affaire sans éclat. Il faut commencer par en parler au capitaine.
FRONTIN
Si vous voulez, monsieur, j'irai lui dire que vous souhaitez de lui parler? Je crois qu'il est chez la comtesse.
LE MARQUIS, aubavou.
Eh bien ! allons attendre chez nous qu'il en