‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 186 sur 236 · ACTE V, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE XII

LE BARON, l'interrompant.

Tu ne sortiras point, infâme! Demeure là, et confesse que tu es le plus méchant de tous les hommes.

Fr.O>TIN.

Vous ne connoissez pas, monsieur, le scélérat à qui vous ajoutez foi : c'est un coquin, un fripon, qui a changé mille fois de nom, et qui porte une fausse barbe.

SIMON

Eh bien ! oui ; que veux-tu dire ? C'étoit moi qui devois être le muet de {montrant In cointesse) madame.

LE C A P I T A 1 X E , <7 part.

J'ai vu cet homme-là quelque part.

LE M A RQ DIS, à part.

Ce visajje ne m'est pas inconnu.

LE CAPITAINE, à Sïm On .

Ah! voleur, je te trouve.

FROST IN, au baron.

Je vous l'ai bien dit, monsieur, que c'étoit un méchant homme.

LE BARON

Ne crois pas te tirer d'affaire.

LE c A p I T A I N E , .7 Zdide, Zaïde, c'est Griffon le Sicilien.

LE MARQUIS

Griffon le Sicilien !

ZAÏDE, au capitaine.

Quoi! ce Griffondont je vous ai entendu si souvent parler, qui nous vola dès que nous eûmes pris terre?

LE CAPITAIXE.

Lui-même, le frère de votre nourrice espagnole, qui mourut le j our de votre prise.

LE MARQUIS

Une nourrice espagnole !

FROXTIN, au baron.

C'est unpendard, vous dis-je, qui a changé vingt fois de nom.

LE BARON

Cela ne fait rien pour toi.

LE MARQUIS, au Capitaine.

Seroit-il possible?

FRONTl>', bas y au capitaine.

Monsieur, tirez-moi d'ici; je vous ferai rendre ce qu'il vous a vole'.

LE CAPITAINE

Je l'entends bien ainsi.

FRONT IN', lui donnant une chaîne d'or. Voilà déjà une chaîne d'or qu'il m'avoit donnée à vendre.

Page 1